Un grand merci à Pierre Conesa, ancien Haut Fonctionnaire, spécialiste des questions stratégiques internationales et en particulier militaires, pour son intervention le mardi 24 mai dans le cadre des Mardis de Geopragma, qui a donné lieu à une présentation et une discussion très riche sur la guerre et ses enjeux médiatiques.

      Nous ne saurions que trop vous conseiller son livre, « Vendre la guerre». Il aborde notamment la dimension médiatique, l’importance des opinions publiques, lorsqu’on mène une guerre.

Résumé :

      « Tant mieux si j’y suis pour quelque chose », déclarait Bernard-Henri Lévy en 2018, lors de la seconde bataille de Tripoli. Sans doute l’un des exemples les plus parlants de ce que l’auteur de cet ouvrage appelle « le complexe militaro – intellectuel ». Bellicistes mais pas combattants, propagandistes actifs des « guerres justes », même si le remède s’avère pire que le mal : les plateaux de télévision sont peuplés « d’experts », qui mandatent l’Occident en gendarme international, médiatisent telle ou telle crise, désignent le méchant, fustigent l’inaction des politiques et convainquent que telle guerre est légitime et gagnable.

      Dans le passé, des intellectuels, militants politiques, journalistes ou personnalités ont pris les armes pour défendre leurs idées. Aujourd’hui, les acteurs du complexe militaro – intellectuel ne se battent plus que par médias interposés. Comment fonctionne ce complexe ? Comment est-il né ? Comment a-t-il bâti son propre pouvoir ? Risque-t-il de nous entraîner dans des conflits inutiles et tragiques ? Des questions indispensables à se poser alors que l’ours russe ressort de sa tanière.

Retrouvez la conférence sur notre chaîne YouTube. 

 

 

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5 comments

  1. Roland Paingaud

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    14-18 en pire ?
    La guerre de 14 n’aurait pas d’explication évidente ! C’est la thèse fallacieuse de la littérature anglo-saxonne qui est, par sa masse, prédominante dans les élites mondiales, nationalistes de FRANCE compris malheureusement ; or la haine actuelle des élites états-uniennes et ouest-européennes pour la RUSSIE, semée par tous les moyens disponibles, y compris criminels (ONG-CIA, presses détenues par financiers, relais Soros, falsifications du type BOUTCHA, …) , est le même processus qu’en période pré-guerre de 14 ;
    le bloc anglo-saxon d’alors ne supporte pas la suprématie (grandissante) industrielle du bloc ALLEMAGNE-AUTRICHE-HONGRIE ; au premier incident stratégiquement insignifiant (SARAJEVO) la haine semée par les réseaux mercantiles judéo-anglo-saxons germe en logique populaire de guerre ; l’ALLEMAGNE harassée hargneusement par la Triple Entente (levier anglo-saxon, comme l’OTAN aujourd’hui) ayant pressé l’AUTRICHE-HONGRIE de déclarer la guerre à la SERBIE en Juillet pour l’assassinat de son archiduc en Juin (SARAJEVO) , la RUSSIE, malheureusement de la Triple Entente, mobilise ( mais sans déclaration de guerre ) pour avertir l’AUTRICHE-HONGRIE de ne pas détruire les nations slaves des BALKANS dans son sud, mobilisation qui « force » l’ALLEMAGNE à déclarer la guerre à la RUSSIE en Août ;
    de là, le mécanisme de la Triple Entente produit la I° G.M.. Les Judéo-Anglo-Saxons, qui changent d’alliance en permanence, font jouer le rôle du bloc germano-hongrois de 14 aujourd’hui à la RUSSIE, qui refuse la prévalence du marché sur la nation, ce que l’expansion des réseaux mercantiles derrière l’OTAN ne peut supporter, et suscitent la guerre en EUROPE contre « l’inacceptable menace démocratique » ( BHL, Glucksmann, … Nuland, Blinken, …) qu’est la RUSSIE !!
    Si nous sommes toujours là après une guerre EUROPE-RUSSIE, la littérature anglo-saxonne diffusera mondialement l’idée que la marche à la guerre en EUROPE a bien eu des déclencheurs, « mais aucune explication évidente » .
    Les veaux, en particulier les élites administratives françaises (militaires en-tête sous prétexte de service neutre de l’état) , n’apprennent jamais rien par eux-mêmes ; toute leur vie, leur perception est du niveau scolaire, car c’est grâce à leur distinction scolaire, pas leur caractère, qu’ils ont obtenu leurs postes. Les veaux ne prient pas Dieu de détruire l’abattoir, mais d’avoir de l’herbe, et la paix pour la brouter, car tant qu’ils broutent ils ne pensent pas à l’abattoir !!
    Les Judéo-Anglo-Saxons, pendant ce temps, ensanglantent le Terre depuis le XVII°s avec la même expertise ; on ne change pas une attitude qui vous réussit.

    • Jean-François DEDIEU

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      l’ours est coupable de ses réactions déraisonnables mais c’est vrai qu’il fallait arrêter de le piquer avec un bâton…

      • thierry bruno

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        Déraisonnable ? Que devait faire Poutine ? Laisser l’armée ukrainienne mener une opération de très grande envergure au Donbass pour y mater (massacrer) les républiques populaires russophones et russophiles ? C’est vrai que d’un point de vue otanien, ça aurait arrangé tout le monde. Toute la presse occidentale aurait regardé ailleurs, l’armée ukrainienne aurait pu s’en donner à cœur joie. Tous ceux qui, en Europe, pleurent actuellement des larmes de crocodiles sur « ce pauvre peuple ukrainien, martyre de la folie de Poutine » aurait continué de dormir tranquille malgré les crimes de guerre qui se seraient poursuivis au Donbass, et ce depuis 2014, comme ils ne se sont pas plus émus des crimes de guerre américains en Afghanistan, Irak ou Syrie, sans oublier Belgrade.
        Déraisonnable, Poutine ? Ben non ! la situation est clarifiée maintenant et l’intervention russe a placé chacun devant ses responsabilités. Et franchement, ce n’est pas à l’honneur des dirigeants européens.

  2. thierr bruno

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    Les Etats-Unis , avec la lâche complaisance de ses alliés européens et anglo-saxons, a obligé l’ours russe à sortir de sa tanière.

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